Climats de Bourgogne

Nulle part au monde la volonté de relier le vin au lieu dont il provient, de l’identifier par son origine, n’a été poussée aussi loin qu’en Bourgogne.

Climats de Bourgogne

Nulle part au monde la volonté de relier le vin au lieu dont il provient, de l’identifier par son origine, n’a été poussée aussi loin qu’en Bourgogne, donnant naissance à un vignoble extrêmement parcellisé. 1 247 Climats s’étendent ainsi de Dijon à Mâcon et parmi eux, des lieux devenus mythiques dans le monde du vin : Chambertin, Chambolle-Musigny, Vosne-Romanée, Corton-Charlemagne, Meursault Genevrières et notre Clos Marey-Monge.

Château de Pommard fait partie des Grands Mécènes qui ont œuvré à la classification des Climats de Bourgogne par l’UNESCO. Le 4 Juillet 2015, les Climats de Bourgogne, dont le Clos Marey-Monge, ont été inscrits au patrimoine de l’UNESCO. Classés au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2015, les Climats de Bourgogne sont le fruit d’une alchimie inédite entre un sous-sol extrêmement diversifié et la détermination sans égale des hommes et des femmes qui s’attachent depuis des siècles à révéler le potentiel de leurs terroirs à travers un cépage unique.

1 247 Climats s’étendent ainsi de Dijon à Mâcon et parmi eux, des lieux devenus mythiques dans le monde du vin : Chambertin, Chambolle-Musigny, Vosne-Romanée, Corton-Charlemagne, Meursault Genevrières et notre Clos Marey-Monge. Chaque Climat recèle une histoire qui lui est propre – de son type de sol à sa pente en passant par son altitude, son exposition au soleil et les techniques vinicoles qui y ont cours – donnant à ses vins une personnalité distincte. Deux Climats adjacents, appartenant à la même appellation, peuvent ainsi produire deux vins résolument singuliers à partir du même cépage.

Une merveille géologique

C’est au cours d’une période de 150 millions d’années que la géologie spectaculaire du Clos Marey-Monge a été sculptée et façonnée par de nombreux processus géologiques fascinants.

Dès l’âge du Jurassique supérieur, c’est ici, juste devant nos fenêtres, que les premiers sous-sols du Clos Marey-Monge ont été formés de calcaire et d’argile, baptisés sur le fond marin d’une mer autrefois tropicale.

Au commencement

C’est au cours d’une période de 150 millions d’années que la géologie spectaculaire du Clos Marey-Monge a été sculptée et façonnée par de nombreux processus géologiques fascinants.

Dès l’âge du Jurassique supérieur, c’est ici, juste devant nos fenêtres, que les premiers sous-sols du Clos Marey-Monge ont été formés de calcaire et d’argile, baptisés sur le fond marin d’une mer autrefois tropicale.

La mer recouvre le secteur du futur Clos Marey-Monge (en orange) au cours de l’ère Jurassique (il y a environ 160 millions d’années). La présence de la mer, salée, permet le dépôt de sédiments calcaires riches en minéraux et en organismes marins, des sables et des boues carbonatées, qui vont donner des roches calcaires et des marnes (roche qui contient à la fois des minéraux argileux et du calcaire), parfois riches en fossiles. Ces éléments chimiques, et notamment le fer, sont essentiels pour la culture actuelle du Pinot Noir. La transformation du sédiment meuble en une roche dure se fait sur un temps très long, au fur et à mesure de l’enfouissement des couches de sables et de vases.

Ce sont ces roches qui en s’altérant donneront toutes leurs caractéristiques aux sols viticoles de la Bourgogne.

Mer tropicale : le dépôt des calcaires et des marnes

L’ère Oligocène : la création du relief

Il y a bien longtemps

Entre 34 et 23 millions d’années, sous l’action de forces tectoniques qui provoquent un étirement de la croûte terrestre dans toute l’Europe de l’Ouest – de la vallée du Rhin à la vallée du Rhône, en passant par celle de la Saône – que la longue bande de soixante kilomètres de coteau exposée à l’est voit le jour. Cette fameuse côte viticole entre Dijon et les Maranges, qui borde la Route des Grands Crus.

Sous l’action de ces contraintes tectoniques, la croûte terrestre se fracture, les couches sédimentaires qui s’étaient déposées horizontalement sont décalées par des cassures, les failles, qui isolent de grandes marches d’escalier de plus en plus affaissées vers l’axe de la plaine de la Saône. Des calcaires et des marnes jurassiques, de faciès variés, se retrouvent ainsi côte à côte le long du versant qui se forme.

Au fur et à mesure que le coteau prend forme, l’érosion accumule au pied du coteau des galets, des sables et des argiles calcaires, donnant des conglomérats et des marnes de couleur saumon caractéristiques de cette période.

Le quaternaire : Le Clos Marey-Monge (en orange) se situe au cours du Pliocène (il y a environ 2 millions d’années) au pied du relief qui se comble partiellement

La naissance de la Bourgogne

L’intense activité tectonique a cessé depuis plus de 20 millions d’années, et l’érosion a largement lissé les anciennes irrégularités du versant, générant un coteau de forme souvent concave. Le climat n’est plus tropical mais tempéré, et la plaine de la Saône est une vaste zone de marais et d’étangs où s’accumulent principalement des dépôts riches en argiles, connus sous le nom de Marnes de Bresse. Au cours du Quaternaire, des cours d’eau circulent au pied du coteau, dans la vallée de la Saône, abandonnant des alluvions riches en galets très arrondis et en sables calcaires (en vert sur le bloc 3D ci-desous). Le futur Clos Marey-Monge (en orange) se situe pendant les périodes de climat périglaciaire (il y a 22 000 ans environ) au débouché d’un torrent saisonnier, là où s’accumulent les matériaux grossiers arrachés aux flancs de la vallée. Six « âges de glace » se sont succédés au cours du Quaternaire, la dernière période qui a connu son apogée il y a 22 000 ans étant la plus froide des six.

Le sol gelé en permanence sur 20 à 30 mètres d’épaisseur ne dégèle au printemps et en été qu’en surface, et l’eau des plateaux calcaires qui ne peut pas s’infiltrer dans le sous-sol gelé forme des cours d’eau saisonniers qui rejoignent la vallée de la Saône en incisant fortement les coteaux. Au débouché de ces vallées s’accumulent tous les matériaux arrachés par le torrent sous forme de matériaux de toutes tailles, donnant un cône d’alluvions grossières. Ce sont donc des rivières et en aucun cas des glaciers qui ont entaillé le coteau du futur vignoble de la Côte d’Or.

Cône d’alluvions : le creusement des vallées

Aujourd'hui

Le Clos Marey-Monge (en orange) aujourd’hui, avec toute sa diversité de sous-sols (réalisation par adama, 2017). Le climat va se réchauffer progressivement jusqu’à 10 000 ans environ, entrainant le comblement de la vallée de l’Avant-Dheune surtout par des matériaux fins, argiles et limons.

La longue histoire géologique a ainsi permis la juxtaposition de sous-sols très variés à l’emplacement du Clos Marey-Monge. Les sols actuels se forment ensuite lentement, très lentement, par altération de toutes ces roches calcaires et marneuses, ces alluvions fines ou grossières. Diversité des sols et des sous-sols, au pied d’un paysage de coteau entaillé par des vallées, tout est désormais en place pour que les terroirs puissent être mis en valeur par l’homme. La culture de la vigne arrive en Bourgogne avec la conquête romaine il y a deux mille ans, d’abord au pied du versant, avant de conquérir les pentes au cours du Moyen-Âge. Ce sont plus de deux mille ans d’histoire viticole qui sont ainsi valorisés sur des terroirs uniques au Clos Marey-Monge. Quelle histoire !

Aujourd’hui: Clos Marey-Monge selon le rapport réalisé par Adama.

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