Une Histoire d’Amour à Pommard


Depuis presque 300 ans, le Clos Marey-Monge a été entouré d’amour. Quand Nicolas-Joseph Marey, fils de Claude Marey, et Émilie Monge, fille de Gaspard Monge, tombèrent amoureux à Pommard en 1793; leur adoration pour le Clos Marey-Monge fut aussi passionée que leur amour mutuel. Ce couple Pommardois qui su conserver la propriété des vignes du Château durant la Révolution Française et fut à l’origine de la construction du mur du Clos Marey-Monge long d’environ 2 kilomètres.
Pour célébrer la Saint-Valentin en tant que Saint, explorons un peu plus profondément l’histoire locale et apprenons en un peu plus sur ces deux tourtereaux emblématiques de Pommard.

Un assemblage élégant des sept terroirs chéris du Clos Marey-Monge : notre cher Clos Marey-Monge Monopole prend son nom de cette célèbre union de deux familles, figurent de Bourgogne – Nicolas-Joseph Marey et Émilie Monge. Leur amour éternel personnifie non seulement notre philosophie moderne, mais aussi, incarne nos techniques de vinification entièrement naturelles. Oui, la fameuse dévotion de Nicolas-Joseph pour Émilie a suscité une passion pour l’amour, la vie et le vin qui résonne encore aujourd’hui au Château de Pommard. Leur union a créé une dynastie qui allait renforcer et lier les racines des vignes de Pommard pour les générations à venir. Aujourd’hui, nous célébrons ce lien tous les jours, en demandant à nos invités de «tomber amoureux de la vie» autant que Nicolas-Joseph et Émilie l’ont fait il y a déjà deux siècles.

 

Le Clos Marey-Monge : au centre entouré des 20 hectares de vignes qui sont divisées en sept terroirs. Cet endroit était le foyer tant aimé de Nicolas-Joseph et Émilie Marey-Monge.

 

Nicolas-Joseph Marey (1760-1818) et Émilie Monge (1778-1867), deux des héros les plus importants de l’histoire du Château de Pommard (jusqu’à présent), étaient réputés pour leur forte personnalité et leur passion pour la vinification – reçues de leurs parents membres de l’élite viticole bourguignonne.

Dans le cadre de nos recherches permanentes de trésors pour nos archives, nous avons remis au goût du jour une sélection de lettres intimes entre Nicolas-Joseph et Émilie qui prouvent l’intensité de leur amour durant leur vie. Souvent séparées par le travail de Nicolas-Joseph dans un domaine étranger, dans leurs lettres ils s’encourageaient souvent à « calmer leur cœur quand ils étaient séparés » tout en discutant du travail à faire à la vigne. « Je l’ai emmenée au sein de ma famille », a écrit Nicolas-Joseph, « et elle a reçu le tribut d’éloges qu’elle mérite. »

Dans une autre lettre, Émilie déclare son amour pour son mari et leur foyer partagé : « On est facilement heureux partout où l’on a le bonheur d’être dans sa maison. Pour tout cela, tous mes voeux ont été réalisés, et mon mari est toujours le même à mes yeux. » Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi Nicolas-Joseph et Émilie ont eu huit enfants ensemble. 

 

Bienvenue : Le célèbre portail en fer forgé, construit dans les années 1760 ; qui accueille nos visiteur au coeur du Clos Marey-Monge

Le plus jeune des trois fils de Nicolas-Joseph Marey et Émilie Marey-Monge, ou le jeune Marey comme on l’appelait localement, est né dans un style de vie bourgeois. Son père, Claude Marey, marchand de vins, est aujourd’hui reconnu comme l’inventeur du négoce moderne des vins de Bourgogne. Après la mort de son père en 1770, Nicolas-Joseph, un homme prudent, précis et méticuleux, ouvert à la modernité, était le seul Marey passionné et prêt à présider au destin du patrimoine de son père. Sans équivoque, le vin a parcouru les veines de Nicolas-Joseph. C’était dans son sang.

Portrait: Émilie Marey-Monge, environ 1800.
Portrait: Nicolas-Joseph Marey-Monge, environ 1800.

En juin 1795, Nicolas-Joseph Marey épousa Émilie en l’église de Pommard. Nicolas-Joseph voyait en sa femme l’image de lui même. Ils étaient prodondemment dévoués à leur domaine et leurs vignes. En 1789, à la veille de la Révolution française, la famille Marey possédait plus de 160 parcelles de vignes à Pommard, Vosne-Romanée (Richebourg et Échezeaux) et Chambolle (Bonnes-Mares). Après la montée de la Grande Peur, qui précéda le tristement célèbre Règne de la Terreur, de nombreux Châteaux de Bourgogne – symbole de la noblesse française – furent incendiés par les révolutionnaires. Certaines victimes de ces sévices trouvèrent même la mort, des temps bien difficiles pour l’aristocratie française.

 

Inscription : Nicolas-Joseph a fait sa marque sur le calcaire rose de la roche de Chassagne qui protège sa maison familiale en 1802, lorsque la construction du Château Marey-Monge est terminée.

Craignant pour la vie de sa famille, Nicolas-Joseph a vendu le Château Micault pour 25 000 francs. Avec perspicacité, il a gardé la possession de ses vignes et des dépendances viticoles. Sa compréhension de la Révolution a permis que la terre de sa famille ne soit jamais saisie. Cependant, une fois que Napoléon Bonaparte, futur ami de la famille, fut nommé empereur et qu’une vie plus calme fut rétablie en France, Nicolas-Joseph fut incapable de réunir le Château Micault, la première maison de sa famille, avec ses vignes – malgré avoir proposé 100 000 Francs, 4 fois le prix du Château, à la propriétaire Agathe Rose Dambrun. Mais la passion de Nicolas-Joseph pour son vignoble n’a pas connu de limites. En 1802, le vigneron passionné qu’il était et sa femme décident simplement de construire un nouveau château à 100 mètres de l’ancien.

La Première Dame de Pommard : portrait d’Émilie Marey-Monge dans sa maison à Pommard, dans les années 1880.

Le Château Marey-Monge tel qu’il est connu, émerga devant la parcelle Chantrerie, les plans ont été déssinés au début des années 1800 par l’architecte parisien Jean-Nicolas-Louis Durand, professeur du beau-père de Nicolas-Joseph, Gaspard Monge, à l’Ecole Polytechnique de Paris. L’architecture du château est censée refléter les principes et la personnalité moderne de Nicolas-Joseph et Émilie. Il n’y a pas de sculptures, pas d’ornements superflus ; juste pure fonctionnalité et modestie terre-à-terre, respectant les traditions les plus pures du bon sens bourguignon.

Caché par un bosquet de cèdres et de séquoias, l’édifice du Château Marey-Monge fut achevé en 1812. C’est à cette époque que Nicolas-Joseph et Émilie installèrent également le mur d’enceinte de deux mètres de haut et d’environ 2 kilomètres de long entourant le vignoble de 20 hectares. On dit que Nicolas-Joseph a offert à tout voisin une nouvelle paire de bottes et de la soupe pour construire le mur, pierre par pierre. Cependant, cela pourrait juste être une légende !

Marey-Monge : la première étiquette de vin connue que nous avons découverte remonte à 1801 – six ans seulement après le mariage de Nicolas-Joseph et Émilie.

En 1818, Nicolas-Joseph meurt subitement, à l’âge de 58 ans. Sa femme dévastée mais déterminée, se dévoue au Clos et à ses enfants, elle se voit confier le rôle de chef de son domaine à Pommard, comprenant la vinification et la récolte. Une lettre écrite en 1819 par la sœur d’Émilie à son petit-fils se lit comme suit : «Votre pauvre tante Marey a beaucoup à faire ; elle doit faire la récolte de son Pommard seule. Elle aura quelques 300 tonneaux de vin, quel souci pour une femme ! ». Malgré les inquiétudes de sa sœur, Émilie dépasse les attentes et augmente considérablement la taille et la richesse du domaine après la mort de Nicolas-Joseph.

 

Aquarelle dans l’après-midi: Émilie a peint la scène de la mort de son mari bien-aimé en 1818.

Décrit comme beau, gentil, généreux et spirituel, avec une bonne éducation et noble – comme le cépage Pinot Noir – le caractère passionné d’Émilie a également été observé dans des lettres exhumées, vers 1820 : « Malgré les merveilles de la table et du vin, ce qui m’étonna le plus fut la maîtresse de maison, la noble mère offrant toutes les grâces de la physionomie et de l’esprit, tout le charme de la conversation, une bonté et une gaieté d’autant plus séduisantes qu’elles émanaient d’une grande intelligence. « 

Clos Marey-Monge Monopole : la vinification divine du Clos Marey-Monge, faite avec la même passion et le même objectif aujourd’hui que Nicolas-Joseph et Émilie dans les années 1800.

Aujourd’hui, dans les vignes, nous honorons Nicolas-Joseph et Émilie à l’unisson avec un Clos Marey-Monge Monopole, un assemblage des sept terroirs du Clos Marey-Monge. En encourageant les personnalités indépendantes de chacun des terroirs du Clos Marey-Monge à s’exprimer dans les bonnes proportions, Emmanuel Sala, notre directeur technique, assemble la personnalité de chaque terroir selon les particularités de chaque millésime. Du débourrement à la floraison, soleil ou tempêtes, la météo en Bourgogne n’est jamais la même au fil du temps. Comme le mariage, l’assemblage est un processus long et complexe, c’est notre signature viticole ! Avec un vin riche et satisfaisant qui a une élégance profonde et accrue qui s’accentue avec le temps. 

Sept Terroirs : Les clients « tombent amoureux de la vie » et du calcaire, au Clos Marey-Monge.

Notre Clos Marey-Monge Monopole est l’incarnation parfaite de l’union de Nicolas-Joseph et d’Émilie. Le mélange des plus belles qualités de deux personnalités complexes, pour créer quelque chose de vraiment unique. Indispensable dans la conception d’un enfant, résultat d’un assemblage habile, il imprègne le vin des plus grandes forces de la mère et du père : pureté et passion, intelligence et élégance, noblesse et intégrité – Clos Marey-Monge Monopole, c’est au moins tout ça…

Pour en savoir plus sur notre Clos Marey-Monge Monopole n’hésitez pas à solliciter un conseiller en vin.

Par décret officiel, le 10 décembre 1840, les huit enfants de Nicolas-Joseph Marey et d’Émilie Monge ont été autorisés à combiner leurs noms pour créer Marey-Monge. Cet assemblage aurait inspiré les quatre futures familles de Pommard pour s’assurer que le Clos Marey-Monge soit toujours entouré d’amour et pour promouvoir un mode de vie qui met la passion au centre. Alors que nous célébrons la Saint-Valentin en ce 14 février, levons nos verres pour saluer l’amour de Nicolas-Joseph et d’Émilie Marey-Monge pour la vie, la famille, le vin et, bien sûr, l’un pour l’autre… Santé !

 

Cet article a 2 commentaires

  1. De passage dans cette belle région octobre dernier, une côte d or magnifique de part de ces feuilles dorées, un vin excellent, des gens accueillants, une revisite s’impose

    • Bonjour Monsieur, merci pour cet agréable commentaire !
      Nous serons ravis de vous accueillir à nouveau.
      À bientôt,
      L’équipe du Château de Pommard

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