Nous écrivons notre Histoire
Découvrez les personnalités et les grandes étapes qui ont marqué l'histoire du Château de Pommard.
909
Une passion pour Pommard
L’activité vinicole à Pommard s’est épanouie au contact des moines bénédictins qui ont planté les premiers pieds de Pinot Noir. Ensuite, il n’a fallu que peu de temps avant que Pommard devienne l’un des premiers villages bourguignons reconnus pour son Pinot Noir. Le village de Polmarium a changé de nom et est devenu Pommard à cette même époque.
1098
Les Ducs de Bourgogne
Les origines du Château de Pommard remontent au Moyen Âge. Eudes I, le premier duc de Bourgogne, a construit une forteresse non loin de notre Château Micault. Il établit sa souveraineté dans le village et se donne pour mission de présenter les vins de Bourgogne et la culture locale à travers le monde. C’est d’ailleurs à la même période que le Pommard a commencé à être prisé.
1340
Des racines familiales
Le premier de la dynastie Micault à s’installer à Pommard était le grand capitaine de Pommard, Phillibert Micault. Il a reçu ce titre en récompense du courage dont il a fait preuve face à Charles X, le dernier Bourbon à avoir régné sur la France. Au cours de cette période, les vins de Pommard étaient considérés comme durs, rustiques et peu pigmentés, mais ils jouissaient déjà d'une bonne réputation.
1375
L'origine du Pinot Noir
Le Pinot Noir, ce cépage noble qui habite le Clos Marey-Monge, porte ce nom depuis cette époque.
1726
La plus belle demeure
Vivant Micault est le descendant de l'une des plus anciennes familles nobles de Pommard. Il sera plus tard nommé secrétaire du roi Louis XV. En 1726, il hérite de la moitié du vignoble et des infrastructures du domaine. Sa femme, Catherine Nugues, et lui-même ont demandé à l'architecte Charles-Étienne Briseux de construire un imposant château de style Régence en pierre de Chassagne. Ainsi apparut le premier manoir du Château de Pommard qui fut décrit en 1782 comme la plus belle demeure de la région.
1746
Un célèbre mathématicien français
Cette année-là, Gaspard Monge, le célèbre mathématicien français, ambassadeur de l’armée de Napoléon en Égypte et père de Jeanne Charlotte Émilie Monge (la première femme à « garder » le Château de Pommard), naît à Beaune. Durant sa plus tendre enfance, la ville de Beaune retrouve sa prospérité grâce au florissant commerce du vin. En 1764, après ses études au Collège de la Trinité à Lyon – où, à l’âge de 17 ans, il enseignait déjà la physique – Gaspard Monge retourne à Beaune.
1756
La nouvelle génération
Notre fondateur, Vivant Micault, lègue son domaine et ses installations à ses deux fils, Joseph et Jean. Les frères décident amicalement de mettre le domaine aux enchères et de le laisser au plus offrant des deux. Joseph devient donc l'unique propriétaire du Château de Pommard, en achetant les parts de son frère Jean pour 90 000 francs. Jean Micault fut guillotiné à Dijon en 1794.
1763
Rencontre avec le célèbre M. Marey
Suivant les traces de son père, Claude Marey est devenu le premier négociant à promouvoir les merveilles de la Bourgogne à travers le monde. En 1763, il achète le Château de Pommard à Joseph Micault, l’aîné des fils de Vivant. Selon les récits historiques, Claude Marey était un bon et généreux bourguignon.
1770
Nicolas-Joseph, le plus jeune fils
Claude Marey lègue sa fortune à ses deux fils, Claude-Philibert et Nicolas-Joseph. Claude-Philibert hérite des vignobles et des propriétés de Nuits-Saint-Georges. Nicolas-Joseph, lui, hérite du Château de Pommard, de ses vignes et de ses installations. À cette époque, le domaine est estimé à 309 876 francs.
1789
Le début d'une Révolution
Voyant l'orage arriver sur la Bastille, après les massacres de la noblesse locale, qui ont entraîné la destruction par les flammes de deux châteaux voisins – symboles de l'aristocratie française –, Nicolas-Joseph Marey vend le Château Vivant Micault à M. Desbarre pour la modique somme de 25 000 francs. En tant que “businessman” avéré, Nicolas-Joseph conserve les vignes, les caves et la cuverie. La Révolution française commence.
1795
Un mariage à Pommard
La Révolution terminée, Nicolas-Joseph Marey épouse à Pommard Jeanne Charlotte Émilie Monge, la fille du célèbre mathématicien Gaspard Monge et de sa femme, Marie-Catherine Huart. Leur union symbolise le début de la dynastie Marey-Monge. Ce nom est, encore aujourd’hui, réputé dans la région. L’affection du couple pour le Clos Marey-Monge est évidente. Ils resteront propriétaires du vignoble ainsi que de plus de 160 autres parcelles, malgré la terreur orchestrée contre les aristocrates après la Révolution française.
1797
La vente du siècle
Le Château Vivant Micault est vendu à Agathe-Rose Dambrun de Joursanvault. Désespéré de réunir le château de son père au vignoble, Nicolas-Joseph Marey offre à Agathe-Rose 100 000 francs – quatre fois la somme pour laquelle il l’avait vendue – mais son offre est déclinée. Le domaine sera scindé en deux parties jusqu’en 1936.
1802
Un nouveau Château
Dans l’incapacité de racheter le Château Vivant Micault à Agathe-Rose, Nicolas-Joseph Marey entame la construction d’un second château à seulement 200 mètres du premier, le Château Marey-Monge. Il se dresse aujourd’hui fièrement le long de la Route des Grands Crus.
1810
La Chambre Bleue
Il est bien connu que Napoléon Bonaparte, un bon ami de la famille Marey-Monge pendant les guerres napoléoniennes, résidait régulièrement au Château Marey-Monge. Il avait même sa propre chambre, la Chambre Bleue, équipée de toilettes en porcelaine bleue, de papier peint bleu et d'une baignoire.
1811
Équilibre et énergie
C’est grâce aux lettres échangées entre Marie-Catherine Monge et sa fille, Émilie, que nous avons pu obtenir des détails sur les pratiques de vinification de Nicolas-Joseph et d’Émilie. Dans une lettre datant de 1811, Nicolas-Joseph écrivait : « Nous achetons du sucre brun pour réveiller les tristes raisins. Il ne manque pas grand-chose pour réveiller ces vins. Nous devons acheter ce que la providence ne nous donnera certainement pas cette année : équilibre et énergie.” À travers ces lettres, nous avons appris que Madame Monge était une grande ambassadrice de la Bourgogne. Elle envoyait souvent des bouteilles de Pommard à Paris, pour que ses amis puissent apprécier ses vins.
1812
Le second Château
Sous la direction de l'architecte parisien Jean-Nicolas-Louis Durand, la construction du second château, le Château Marey-Monge, fut achevée cette année-là. Son architecture reflète les principes et la personnalité de Nicolas-Joseph : aucune sculpture, pas de superflu. Un château fonctionnel, respectueux des traditions et des valeurs bourguignonnes.
1812
Clos Marey-Monge
Notre Clos – un mur qui encercle le plus grand monopole de Bourgogne – est construit. Une légende locale raconte que Nicolas-Joseph Marey offrait une nouvelle paire de bottes et une soupe à tous ceux qui prêtaient main-forte à la construction de ce mur de deux kilomètres de long et deux mètres de haut.
1831
Une identité unique
Bien que le mot « Terroir » commence à être utilisé au cours du 17e siècle, ce n’est qu’après 1831 qu’il se répand en Bourgogne. C’est grâce au docteur Denis Morelot, propriétaire terrien fortuné, que cette notion nous est devenue plus familière. En effet, il ne comprenait pas pourquoi tous les vins de Bourgogne, élaborés de manière plus ou moins similaire, pouvaient être si différents en termes de qualité et de richesse aromatique. Son travail, désormais célèbre, a été une réelle source d’inspiration pour le docteur Jules Lavalle en 1855.
1846
Le devoir d'un fils
À la mort de sa mère, Émilie, alors âgée de 89 ans, Guillaume-Stanislas devient propriétaire du Château Marey-Monge et de son clos. Soldat et héros de guerre à la personnalité originale, Guillaume-Stanislas conservait une collection impressionnante d’artillerie et d’armes, qui est restée exposée au Château Micault jusqu’à sa vente aux enchères chez Detourbet en 1926. Quand son cheval mourut, un magnifique pur-sang arabe qu’il aimait profondément, il décida de l’enterrer dans le Clos Marey-Monge, créant un monticule gigantesque visible depuis la route de Beaune.
1855
Docteur Jules Lavalle
Le général Guillaume-Stanislas Marey-Monge, le fils aîné de Nicolas-Joseph et Émilie, accueille le docteur Jules Lavalle, connu pour son expertise des terroirs bourguignons, afin d’inspecter les sols du Clos. Lavalle publie alors : "L’Histoire et Statistique de la Vigne et des Grands Vins de la Côte d’Or", qui classifie les terroirs de la région. Dans son œuvre, Lavalle affirme la position de « Première Cuvée » pour le Clos Marey-Monge.
1858
La destruction du vignoble français
Tout droit venu d’Amérique par les cargaisons maritimes, le phylloxéra, ce puceron exterminateur, détruit la quasi-totalité du vignoble français. En réponse à ce fléau, deux producteurs français, Léo Laliman et Gaston Bazile, suggèrent de greffer les pieds de vigne autochtones sur des souches américaines, résistantes au phylloxéra. Les vignerons français détestent l’idée mais ils doivent se rendre à l’évidence : ils n’ont pas d’autre option. Cette période de reconstitution est cruciale pour l’industrie du vin en France, car elle lui permet de ne pas sombrer dans l’oubli.
1863
Nos caves souterraines
Sous le Château et sa cour se cachent 800 mètres de caves. Elles nous permettent de maintenir une température constante, entre 13 °C et 15,5 °C tout au long de l'année. Cet environnement tempéré est dû à la rivière Avant-Dheune, qui s'écoule depuis la colline de Pommard. Initialement construites entre 1720 et 1730, nos caves ont été modifiées et restaurées à maintes reprises depuis.
1892
Première Cuvée
Dans la continuité des avancées du docteur Jules Lavalle, René Danguy et Charles Aubertin, experts en matière de sols, clament dans leur livre "Les Grands Vins de Bourgogne" que les terroirs du Clos Marey-Monge sont bel et bien dignes d’une Première Cuvée.
1906
Des vignes centenaires
Les plus vieilles vignes du Clos Marey-Monge ont été plantées en 1906. Aujourd’hui elles ont donc déjà passé 120 ans à produire des raisins d’une très grande qualité. En moyenne, les vignes du Clos ont 45 ans. En matière de vin, le grand âge s’avère salutaire !
1926
La Famille de Blic
Edith Marey-Monge, propriétaire du domaine depuis ses 19 ans, épouse d’Hervé de Blic, lui-même issu d’une des plus vieilles familles de Bourgogne au passé militaire illustre. À la mort de son mari, Edith remet les rennes du domaine à son fils Emmanuel de Blic, le dernier descendant de la famille Marey-Monge. Quand sa mère meurt, il décide de vendre le domaine et c’est Charles-Georges d’Epinay qui en prend la direction.
1936
L'AOC Pommard
1936 est marquée par la création des Appellations d’Origine Contrôlée (AOC). Grâce à ses vins rouges, Pommard fait partie des premiers villages désignés. Les AOC sont créées pour garantir l’origine et la provenance de chaque produit. Cela permet notamment qu’un vin produit en dehors de cette aire géographique ne porte pas le nom de « Pommard ». En plus des conditions géographiques requises, cela implique des restrictions en matière de production (cépages, rendements, méthodes…).
1936
L'ère des Laplanche
Louis Laplanche, un négociant en vin beaunois réputé, et sa femme Albertine, également originaire d’une famille de négociants en vin, achètent le domaine. Leur fils, Jean-Louis Laplanche, qui avait alors 12 ans, deviendra par la suite un théoricien en psychanalyse très savant, probablement le plus original de son époque.
1966
Les deux Châteaux réunis
Jean et Nadine Laplanche réalisent l’un de leurs rêves les plus chers en réunissant les deux châteaux du Clos Marey-Monge, pour la première fois depuis la Révolution française. Ils achètent donc le Château Micault aux fils de George d’Epinay.
1996
Le style de Jean
« Je produis un vin au style très humain. Je fais des vins tanniques, avec une finale longue et des fermentations qui durent trois semaines. Ce vin devient vraiment mon bébé seulement après 7 ans », disait Jean Laplanche en 1996, parlant de son vin.
2003
De la fermentation en fûts de chêne à la cuve inox
Suite au rachat du domaine par la famille Giraud, la première étape de la vinification, qui se voit substantiellement modernisée, est la fermentation : des foudres en chêne français, on passe à des cuves en inox. Monsieur Laplanche avait toujours voulu garder la même ligne de production, en maintenant, d’une année sur l’autre, la fermentation dans un environnement en bois. Dès son arrivée, Maurice Giraud a voulu donner un élan novateur aux vins et améliorer les mesures d’hygiène tout au long de la chaîne de production.
2003
Le Pommard du 21ème siècle
La famille Giraud devient propriétaire du Château de Pommard. Maurice Giraud est un homme passionné par la viticulture, la culture en général et l’héritage qu’il laisse après son passage. Grâce à sa volonté et son amour pour la vie, cet entrepreneur rétablit alors la réputation du Château de Pommard à son rang naturel de premier de la classe et continue de développer son aura.
2007
Les vins les plus fins produits en 300 ans
Faire revivre les vins du Château de Pommard et les remettre sous le radar des amateurs est une mission pour un homme de trempe. La famille Giraud décide de miser sur Emmanuel Sala, originaire de Bourgogne, qui a fait ses armes dans d’autres régions viticoles. Il devient directeur technique et chef de cave du Château de Pommard. C’est un homme intuitif et passionné, à l’origine des vins les plus raffinés jamais produits au château. Sa philosophie est simple : élever le millésime, écouter la nature et ne jamais contrarier l’équilibre naturel des choses.
2009
La science confirme notre intuition
La famille Giraud décide de faire appel à Claude et Lydia Bourguignon, spécialistes de la viticulture et connaisseurs de la richesse et de la diversité des terroirs. Ces deux amoureux de la nature mettent alors le Clos Marey-Monge à l’épreuve et le passent au microscope. Leurs analyses chimiques et biologiques confirment qu’une partie de nos sols présente des teneurs en argile parmi les plus élevées de Bourgogne. Des niveaux similaires ont été observés au cœur des terroirs des Grands Crus de la Côte de Nuits, sur les parcelles de Richebourg et de Musigny.
2014
Notre vision du futur
Michael Baum, entrepreneur de la Silicon Valley, et sa femme, Julie Carabello, deviennent la cinquième famille de propriétaires chargée de protéger, préserver et développer le Château de Pommard. Ainsi que son si beau patrimoine culturel et œnotouristique. Ils partagent tous deux un enthousiasme pour la nature, la culture, le vin et la vie en général. En achetant ce château, leur objectif est simple : assurer un avenir pérenne au Clos Marey-Monge.
2015
Grand Sponsor de l'UNESCO
Le 4 juillet 2015, les 1247 Climats de Bourgogne ont été inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. En tant que Grand Mécène, la famille Carabello-Baum est fière d’avoir apporté sa pierre à l’édifice du succès de ce grand projet.
2016
Une aventure biodynamique
Pour reconnecter le Clos à ses origines anciennes, la famille Carabello-Baum, largement encouragée par Emmanuel Sala (ex-Directeur technique), entreprend la conversion du vignoble du Château de Pommard à l’agriculture biodynamique. En collaboration avec Antoine Lepetit de la Bigne, ingénieur agronome et œnologue, cette conversion s’étend à l’ensemble du vignoble. Le premier millésime entièrement produit en biodynamie sera le 2021.
2019
Nous sommes certifiés biologiques !
Plus rapidement que nous ne le pensions, 2019 a été notre premier millésime certifié biologique. Il nous restait encore du travail à faire avant la certification biodynamique, mais le label AB (agriculture biologique) a constitué une étape importante de notre conversion.
2021
Nous sommes labellisés Biodynamiques !
We did it! The Clos Marey-Monge is now certified biodynamic by globally recognised body, Demeter. Our commitment to sustainable winemaking reached a true milestone here. Under the auspices of new winemaker Paul Negrerie (pictured) and vineyard manager Jean-Rémi Fray, the Château became a trailblazer for 21st century winegrowing and winemaking.